COURSE A PIED ET ULTRA FOI

COURSES DE COTE ET DE MONTAGNE : L'ECOLE DU COURAGE

   RAPPORT DE STAGE UTMB Ultime Titanesque Monstre Blanc

  De retour du stage de l'UTMB, j'ai appris de nombreuses choses, à savoir que la montagne est vraiment incomparable. Je pense que pour quelqu'un comme moi qui pratique uniquement de la route en entraînement avec quelques "côtelettes" à grimper, et bien je vous assure que j'ai "trouvé un cheveu dans la soupe", dès le premier jour ou nous avons attaqué par un col de 7 km, ou, il m'a été impossible de courir tout le long, idem dans les descentes sur lesquelles je suis lamentablement nulle. je n'ai pas pu m'adapter progressivement à l'altitude (mes amis étant plus prêts que moi). Et j'ai eu horreur de démarrer par de la côte, mon coeur s'emballant dès les premiers mêtres. Votre CFM vous montrera que les BPM sont plus élevées qu'en plaine ou sur les pentes des "montagnes à vache", (10 à 15 BPM en général de plus pour moi). Je pense qu'il aurait fallu que je m'acclimate progressivement (avec des entraînements légers au début) : Sinon on fait ce que l'on peut, et parfois ON PEU PEUT, cela a été mon cas. Mais en toute modestie je pense m'être bien débrouillée en tant que femme et novice en la matière. Ma première pensée a été de me dire et bien si c'est cela l'UTMB, çà ne m'interresse pas du tout! Je ne suis pas une "randonneuse", et encore moins une "descendeuse", lol jaune. Je me voyais mal, le lendemain recourir tellement j'avais reçu musculairement parlant et moralement pensant re-lol... Et pourtant cela c'est amélioré les jours suivants. Jack connaissant la mécanisme physique d'un athlète.

 

     Je vous passe les détails, de tout ce qui m'a traversé l'esprit en franchissant  les ruisseaux, les névés, en escaladant les rochers, en m'aggrippant à eux, en appuyant sur les cuisses en grimpant des heures, ou le rythme cardiaque est différent, le souffle aussi, seule avec mes doutes et ma souffrance parfois. Mais au fil des heures et des jours, en contemplant ces paysages enchanteurs, en acceptant que le fait de marcher n'est pas une tare sur un ultra, en acceptant que la vitesse est réduite et bien j'avoue apprécier ce style de "course", ou le mental et le physique doivent être au top. Le contexte est différent en stage, ou nous avons  fait uniquement des étapes, ou l'ambiance était plus que bien, ou les rigolades ont fusées. Mais le jour J, seule, en enchainant d'un seul coup les cols et les descentes et les kilos, que va t-il se passer??? Il faudra que je me méfie aussi des brusques changements de temps. Gare aux coups de soleil, aux insolations, les lunettes seront indispensables pour les passages sur la neige. Une bonne frontale pour affronter la nuit noire. Et des chaussures à semelles "agressives" pour ces parcours accidentés.

 

     Je reste un peu fâchée avec les personnes qui prétendent que l'UTMB est roulant, qu'est-ce que cela signifie? Il y a de nombreux passages à 35%, et bien je défie ces gens de réaliser cet ultra sans marcher (excepté les champions). Propre? oui et non! Pour moi, il y a des passages techniques ainsi que des descentes très techniques, c'est trop facile d'avancer certaines choses sans avoir essayé auparavant. Les kilomètres prennent des heures et des heures, la fatigue et la lassitude s'installent, les appuis deviennent donc différents, sauter par dessus une seule racine, un caillou peut devenir dangereux dans la nuit ou même le jour. Même si vous êtes un bon descendeur, interdiction sur ce style de course de sauter comme un cabri et à fond la caisse. Je vous rappelle que c'est 166 km.  La foulée doit être rasante, en position assise, et avoir surtout l'esprit bien éveillé pour savoir ou poser le prochain pied. Je suis admirative de tous les finishers de l'UTMB, même en étant limite sur les barrières horaires.

Je tiens aussi à dire, que je ne suis pas certaine que le trail conserve le corps en bon état. Pour ma part en fin de stage, mes muscles sont différents ok! Mais mes articulations, ma colonne vertébrale et mes genoux ont souffert. Si, j'arrive à finir l'UTMB, Ultime Titanesque Monstre Blanc, je ne sais pas dans quel état physique j'en sortirais ???

 

Ensuite, il y a de nombreux autres critères qui rentrent en compte à savoir l'alimentation ou je reste perdue, déjà je me découvre sur la montagne alors le reste! est encore une étape. Il faut savoir manger à temps, boire suffisamment, quoi? et quand? Doit-on être à l'écoute de son corps uniquement? Je ne pense pas... Pour être prêt pour ce genre d'ultra et avec l'expérience négative de certains 24 heures et bien je dis, que RIEN ne doit être improvisé. Heureusement mon coach est là pour me préparer physiquement parlant, je compte sur le diétécien du team pour me guider, ainsi que sur mes partenaires qui fournissent le bon matériel. J'ai djà bien de la chance d'avoir tout cela. Et bien évidemment! sur Dieu mon Sophrologue. En écrivant cet article, la bible à mes côtés, je lis à l'instant en l'ouvrant :

 

"Même si les collines venaient à s'ébranler, même si les montagnes venaient à changer de place, l'amour que j'ai pour toi ne changerait jamais, et l'engagement  que je prends d'assurer ton bonheur restera inébranlable. c'est moi le Seigneur qui te le dis, moi qui te garde ma tendresse."
 
Dès que vous sentez l'ennemi s'approcher de vous, il vous suffit de prier: "Saint-esprit, sois mon bouclier et mon protecteur". MARCHEZ AVEC COURAGE. N'hésitez pas à l'invoquer.
 
Je sais que le Seigneur me prépare déjà, et il commence à m'armer pour cette épreuve, que je réaliserais comme toutes les précédentes c'est-à-dire, UNIQUEMENT PAR LA FOI. J'ai conscience de toute façon que je n'aime pas les choses faciles à réaliser. Pour les esprits tordus je tiens à dire que je ne suis pas "mazo", mais que la difficulté me rend plus forte pour affronter les futures épreuves qui jalonneront ma vie. Pour finir, je dirais que je me sens toute petite et impuissante face à ces montagnes, et que je vais l'aborder en tous les cas en toute sérennité et humilité et dans la joie, sans chrono, sans pression, en gérant dès le début de la course, cette petite vitesse spécifique qui peut me maintenir suffisamment longtemps si je ne m'enflamme pas. Je reviens sur la décision de partir sans bâton, je vais être obligée, à voir si je les conserve en revanche. Il faut donc que j'aprenne aussi cela.

Voilà donc mes impressions, je vais petit à petit récupérer les photos qui seront dans l'album sur le blog.

Ce qui suit, est uniquement élaboré sur mes impressions et sensations.

     A moins d'en faire un objectif principal, ces compétitions constitueront (à dose modérée) une bonne préparation en vue du marathon grâce à une musculation naturelle et au développement assuré du système cardio-vasculaire.

 

     Au début se mettre à "la petite" montagne, des courses de côte, des ascensions de petits cols : 7 à 11 km, des grimpées et des descentes alternant bitume-chemins forestiers-sentiers, avec si possible un départ plat dans la vallée. Les deux ou trois premières courses, ce sera dur: marchez sur les portions de sentiers trop pentues (10% et plus), vous irez aussi vite que ceux et celles qui s'évertuent à essayer de courir quand ils n'ent ont plus les moyens.

 

     J'ai remarqué que l'on perd ses repères en matière de vitesse quand on vient des courses sur bitume ou sur tartan. En montagne, une bonne moyenne horaire vous situe souvent en dessous de 10 km/h! Pas question pour autant d'abuser de l'entrainement tout terrain, de se complaire sur des parcours accidentés, et pas uniquement par suite des risques accrus de blessures. On doit s'habituer, ne serait-ce que pour en connaître les pièges, mais sans excès. Pour le reste, c'est seulement en travaillant la VMA lors d'entrainements (y compris sur piste et tartan) et de compétitions traditionnelles sur bitume (10 km-semi marathon) que nous progressons.

Lors des séances de résistance dure sur bitume ou sur piste, ajoutez 15 % environ à vos chronos habituels : En vue de la montagne, courez par exemple, en 4'30 au kilomètre au lieu de 4' en vue d'une épreuve sur route.

 

     Bienfaits de la montagne pour les routiers : outre un excellent entraînement cardio-vasculaire, obligé à de fréquents changements de rythme  par suite du relief et de la nature très variée des sols, apprendre à respirer de façon plus technique (surtout en descente, sinon risque de points de côté, en fait de crampes diaphragmatiques la plupart du temps). Euh! J'en ai eu...

 

En revanche, je constate qu'après un stage en altitude, au retour en plaine, vous améliorerez vos performances lors de courses sur route durant une période courte ; mais dans les deux cas (arrivée en altitude et retour en plaine), je constate de la fatigue, donc de piètres performances durant les 3 ou 4 prochains jours.

 

En tous les cas pour bien préparer l'UTMB, faites du stepper au moins 5 heures non stop, et mesdames pour des fesses en béton faites donc cette coursette! Evidemment je plaisante.

A bientôt sur le CR UTMB.



13/07/2010

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