COURSE A PIED ET ULTRA FOI

La Sky Race le 18 juillet 2010

Ville: Corbas (69)
Inscription: 27/04/2008

MessageSujet: LA SKY RACE dimanche 18 juillet 2010   Hier à 21:22 Répondre en citant Editer/Supprimer ce message

LA SKY RACE
Le dimanche 18 juillet 2010 – 44 km 2600 m+


 
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Et bien, étant donné mes grandes difficultés à m'aguerrir en descentes mais aussi en côtes, Jack préparant Millau, Mika, étant inscrit sur la Sky Race, je fais partie du lot mais pas par tirage au sort. tongue
Me voilà enchantée, hume ! Hume ! Rolling Eyes Effectivement je suis inscrite sur l'UTMB, mais suite à la reco avec le team, je ne suis pas convaincue ni d'aimer, ni d'être faite pour cela, je ne sais plus pour quel type de course d'ailleurs, bref ! Ca c'est dit…
Mr. Green Je sais juste que c'est une course de montagne, donc ma première, qu'il y a les grandes et les grands champions de montagnes comme Dawa, Lisel, Corinne Favre chez les dames, en somme du beau monde, qui sont des habitués de ce type de course, ou qui ce sont habitués soit par défi en faisant un pied de nez à la FFA comme Lisel, ou comme Corinne qui est tombée dans la marmite, étant ses terrains de jeux. La petite Sylvie Boissy habite Lyon, travaille et ne peut se permettre de parcourir des kilomètres pour aller faire de la montagne même moyenne, et viiii, alors il va falloir faire avec pour cette prépa. hein
Alors en résumé pour ma pomme, passer de la course sur route principalement monotone et plat comme le 24 heures pour les « France » début juin à l'ultra trail en montagne, cela n'est pas piqué des vers pour ma petite personne « fragile ». De toute mon premier choc psychologique a été le 100 km de Crest pensant en débutante que la Sainté Lyon était un super dur trail, et beinh ! Après la reco UTMB et la sky, je peux dire que le 100 km des aventuriers du bout de Drôme est roulant, pourquoi ? Parce que l'on peut relancer et trouver des portions de faux plat, ces courses de OUF citées auparavant c'est soit tu grimpes sec ou tu descends à pic, j'comprends pas le bonheur Question , mais cela est personnel. Entre la moyenne montagne et la montagne, il y a un fossé … Apparemment de nombreux coureurs se tournent vers ce style de course pour éviter les chocs, apprécier les paysages, beaucoup plus conviviale, et aussi disons le, ou le chrono est plus abordable pour les personnes qui ne peuvent plus rien prouver sur routes, ou les podiums sont plus abordables, et ces runners essayent de se remotiver par un changement de style de compèt tout simplement.
Je dirais, la montagne est beaucoup plus difficile, car il faut s'adapter aux changements de rythmes, avoir constamment une attention soutenue pour défier tous les pièges de ces sentiers, monotraces souvent plus qu'accidentés, les muscles sont mis à rudes épreuves, il faut un bassin solide, un mental de fer, une volonté personnelle pour courir sans tenir compte des autres. Il n'y a pas de tempo comme j'aime, vous savez ce « poum, poum, poum » comme m'appelle Jack (ROBOCOP) ou les garçons au boulot qui run with me (TOMB RAIDER) lol! …Cela me fatigue de courir en réfléchissant, mon énergie est monopolisée constamment et cela m'épuise rapidement je dirais. Pour ma part, je n'ai jamais eu autant de douleurs au niveau des articulations (genoux) et du dos… Le podologue me disant que le trail pur, excepté les courses nature, n'est pas meilleur que le reste, et les blessures étant différentes seulement par rapport à la route. pin pon

Ma foi, j'ai voulu, je suis inscrite, et très fière aussi de pouvoir réaliser cette ultra et je me dois COMME UN DEVOIR de me préparer pour ne pas subir l'UTMB, sinon je pense que l'abandon se fera rapidement. J'espère pouvoir dire en fin de course VENI VIDI VICI. En revanche, je n'aurai jamais voulue faire cette course connaissant l'exigeance du parcours, mais les « bla bla » des gens disant que ce trail est roulant m'a fait penser que c'était mon rêve de run. Ils ont du picoler pour dire ce genre de truc bourré , je ne veux dorénavant parler qu'avec celle ou celui qui l'a réalisé jusqu'au bout. Pour les autres qu'ils la mettent en veilleuse ou bien qu'il me montre. Cool

Samedi 17 juillet 2010

Nous nous retrouvons à Briançon avec Mika et sa chérie, Jack et moi, où déjà la folle ambiance est présente, les deux hommes sont équipés en humour, et nous les femmes sommes bon public, lol. geek
Nous passons retirer nos dossards, Je cherche du regard ti Pastaga mais en vain. L'organisateur est un homme très agréable et un ami à Jack, je l'avais rencontré l'année dernière car Jack avait fait le petit parcours, avec un tracé différent. C'est déjà foutu, il commence à dire qu'il y a de nombreux névés, une main courante, (je ne connais çà qu'en gendarmerie, enfin j'me comprends). Des descentes très techniques, qu'il est forcement conseillé d'avoir les bâtons de toute façon il ne fallait pas s'attendre à moinssssssssssssss, mais quand même je me dis que Jack connaissant mes peurs, mon vertige, il n'oserait quand même pas me faire cela… Me voilà donc un peu rassurée malgré toutes ces paroles. Retrouvaille avec New Balance, papotage décontracté et sujet sérieux aussi sur les shoes.

Nous allons passer une soirée formidable, et nous coucher un peu tard, que dis-je très tard, pourtant le réveil sonnera à 5 heures pour le petit dèj et le départ de la course sera de bonne heure (7heures).

Dimanche 18 juillet 2010

Arrivés sur les lieux , je cherche TI PASTAGA, mystère ! Le sachant blessé peut-être a-t-il renoncé, pourtant nous sommes 400 coureurs environ inscrits j'entends ! Car à l'arrivée tout est bien différent, les barrières horaires excluant les plus lents, cela restant humiliant certes, mais les bénévoles n'ont pas que çà à faire non plus… Ca c'est dit. Pour les autres, ils existent des randonnées pures, je parle des gens qui s'inscrivent avec le moindre entrainement.

Le briefing est fait, le Maire a donné 3 mots, avertissements, mise en garde, ne surtout pas mettre sa vie en danger, aller doucement etc…
Je me suis planquée au fond du troupeau mais pas pour longtemps, mon chéri m'appelant plus sur le devant. Pas moyen que l'on m'oublie un chouille !!!
Mika est en super hyper forme, persuadée et je lui ai dit la veille qu'il allait être le vainqueur, ah oui ! Je peux être convaincue pour les autres car j'ai vu de quoi il est capable Mika. Pour moi, bah convaincue aussi que je ne peux rien faire, j'ai vu de quoi j'étais capable aussi.

Enfin, bref, c'est parti pour je ne sais pas combien d'heures, ils partent tous comme des mobylettes, je ne peux pas et ne veux pas. Je retrouve Pasale Bouly 3° au France 24 heures, on papote un peu, et je la laisse prendre sa foulée sur la pointe des pieds. Pfff ! J'en peux déjà plus 1 km de fait pourtant, j'étouffe rapidement l'air est tellement différent. Ce bruit des bâtons m'insupporte, et je languis un peu l'isolement si isolement il y aura. Je rejoins après 10 min Pascale, je reste un peu avec elle et me dit qu'elle a fait la diagonale des fous et qu'elle a trouvé l'UTMB plus difficile (2 fois ) Pascale me parle de rando course tous les week end, m'encourage pour cette future course, elle est super pour moi en tant qu'amie pour me donner confiance et je comprends mieux lui ai-je dit qu'elle finisse ses 24 heures comme cela après ces trails qu'elle a affronté.

Puis je prends ma foulée, Il me faudra 3 heures pour grimper le premier col et 17 km, mon Dieu que les kilos sont immenses en montagne, un gars m'annonce que je je ne ferais pas un podium étant 7°, lol (3 lettres idiotes). Super ravito, je suis en prépa UTMB, j'enlève le coupe vent, mes gants, je bois de tout, je mange de tout, je discute, je prends mon temps, j'apprécie la vie quoi ! Des féminines me rejoignent après 5 bonnes minutes. Elles filent, pô grave… On nous averti de faire attention à la descente, bah oui, ahhhh ! Quelle horreur lorsque j'ai regardé en bas affraid affraid affraid . J'ai le souffle court, je n'arrive pas à me décontracter pale , je ne vois pas de chemin, il n'y a en pas d'ailleurs, des rochers, des blocs de rochers, ah ! Non alors, je me remotive, je maudis Jack mort de rire , et me dit que c'est bon pour le tumb. Alors là ! Paf ! Au bout de 2 minutes, des tas de féminines me passent sous le blair, je me pousse et m'excuse même de gêner, m'excuse presque de ne pas savoir descendre, mdr , c'est vrai ! clown

Allez ma fille ! Si elles y arrivent, toi aussi, le pied glisse, je cherche ou poser mes pieds, et j'arrive à la passer cette foutue descente, et là je me dis, c'est mieux de grimper ! On attaque de nouveau des côtes et là je me dis, c'est mieux de descendre, en fait rien me va, re-lol. J'ai l'esprit tordu. Question

Je râle, mais que de magnifiques paysages, j'en pris plein les mirettes, je me sens bien, absolument pas dans le rouge, j'ai même faim, par contre toujours les lèvres sèches, la gorge sèche, le camel se vide rapidement et un prochain ravito au 32 km. Soit 4 heures après. Je suis prudente en traversant les névés, je resterais plus que vigilante sur tout le parcours ou parfois il faut s'accrocher avec les mains. Le col du Thabor, je ne l'ai pas trouvé terrible plus que cela, les paysages sont lunaires, 3178 m d'altitude. Le ciel est d'un bleu magnifique, il fait chaud, gare les coups de sun. Un coucou à un runner de Kikou (jérôme) à qui je dois ces belles photos de paysages,qui m'a reconnu du forum, un peu de blabla, contente de papoter un peu. Car j'ai vu des coureurs balancer des gels vides, couper ouvertement certains passages, je suis déçue. Mad

Je pense qu'en parallèle, il faut vous référer au CR de Ti Pastaga qui est beaucoup plus descriptif que le mien, ce que je sais c'est qu'il y eu ce passage avec la corde car le névé est en dévers, je m'accroche j'avoue un peu en tremblant les mitaines de cycliste m'aidant à ne pas me brûler les mains avec la corde.

Puis ensuite, ce n'est pas si simple car la neige reste agrippée sous les crampons et lorsque nous nous retrouvons sur les rochers, et bien ça glisse pas mal. Nous traverserons des ruisseaux aussi, ainsi que ce 500 m de névés tout en pente, je n'ai pus garder l'équilibre que 10 secondes et ensuite et bien ! C'est la descente en luge, mais sans luge car impossible de s'arrêter, je dis aux gars derrière moi, de ne surtout pas me tomber dessus, sinon j'hurle… Mes fesses seront douloureuses, la carrosserie est raillée, lol. Je suis complètement déshydratée, mon camel est vide, je rêve de boire une bière.

Et pourtant nous ne sommes pas arrivés, j'ai mal aux genoux, il ya eu ces descentes sur des tout petits cailloux ou je suis complètement partie en glissade et ou je suis tombée, il y a eu ce passage ou je n'ai pas respecté complètement le balisage dans un endroit très dangereux, mais heureusement les bénévoles sont placés à chaque passage de ce style, si bien qu'il m'indique comment m'orienter sur ces rochers en descente pour reprendre le bon tracé qui n'est que 2 mètres à ma droite mais tout est compliqué dans cet endroit, je me suis foutue la trouille affraid .

Que dire, j'ai vraiment aux genoux de me crisper ainsi, mes articulations sont bloquées. Le moral suit, je me sens l'âme d'une guerrière de toute façon me disant que l'UTMB sera plus simple en terme de technique que la Sky Race.
Je peux courir doucement certes, mais courir, je rattrape un coureur qui habite pas loin de chez moi, et il bute sur de nombreuses racines, la fatigue étant là, nous irons jusqu'au ravito tous les deux après être passé à proximité d'un magnifique lac avec des reflets de toutes les couleurs choisis par le soleil,

certains coureurs s'arrête pour mouiller leurs casquettes ou leur bandana et faire le plein d'eau. Au ravito, Je rempli le camel au tuyau d'arrosage, lol car il reste 10 bornes malgré que mon garmin indique 34 km au lieu de 32, mon collègue de course aussi, bref, nous sommes plus à cela prêt. Nous mangeons et repartons, la féminine qui m'a doublé semble souffrir, elle ne me rattrapera pas, les 5 derniers seront légèrement descendants et surtout praticables, je suis heureuse de courir entre 10 et 12 km/h. Je vais finir en pleine forme mentale et physique, mais mes genoux semblent bloqués et douloureux. J'apprends que Mika est premier, cela me semblait évident, je suis heureuse avec lui. Jack à l'arrivée est pâle de chez pâle après deux bonnes hypoglycémie, il m'a attendu, j'ai pinaillé. Mon amour fini bien la course malgré ces maux, c'est super. for you

Je bois une bière, j'en rêvais. Je retrouve Ti Pastaga enfin, qui ne semble pas atteint du tout, son épouse est présente aussi. Nous prenons des nouvelles avec beaucoup de compassion sur notre état de forme et surtout suite à cette course, et quelle course.
Ma pascale arrive une heure après moi, et m'annonce que cela fait une grosse différence avec le 24 heures que nous avons fait. Pour elle cela fait la troisième fois qu'elle pratique la Sky, appréciant les paysages traversés.
Nous attendons le podium de notre Mika, heureuse de rencontrer Dawa.

Un mot de remerciement à l'organisateur, je vais voir le classement par curiosité et je me vois annoncé 6° VF1, je suis contente et 17° au général, les 10 filles m'ayant doublé dans les descentes et que je n'ai pu rattraper avec les nombreuses descentes creusant le trou. Je suis 170° au général. Et à mon garmin 7h46 étrange???

Je suis satisfaite d'avoir fini cette course, non blessée et surtout en vie, lol. Suis-je prête pour le tumb? Et bien non ! Et à ce jour non plus malgré mon apprentissage avec whaouuu Jack whaouuu pour les descentes le week-end, le travail de côtes qui jalonnent mes entrainements. Toutefois, je garde le goût de l'effort, voilà le positif.

_________________
Ne permettez à personne de vous dire ce que vous valez. Dieu est le seul à pouvoir le faire. Accorder un tel pouvoir à un autre être humain est de la pure folie. Si les gens sont capables de vous coller une étiquette, ils pourront aussi vous imposer leurs limites.


01/08/2010

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